Je suis allé à un petit concert sympa hier soir avec Nico et Aude. Bien plus qu’une soirée, ce fut une aventure (digne d’un indiana jones). En voici le récit:
Le concert débutant à 20h30 je pars de l’appartement une petite demi-heure en avance, en direction de perrache. Nicolas et Aude n’étant pas encore arrivé je décide de ne pas les attendre et d’aller directement à la péniche “Loupika” située sur le quai Rambaud. Pour information, le quai rambaud est le quai de saône (côté presqu’ile) partant du niveau de perrache et allant vers le sud.
Ne sachant pas exactement où se trouve la péniche, je décide de longer le quai vers le sud. Je finirais bien par la trouver de cette façon. Je marche donc quelques minutes, sans voir une âme qui vive, pas un piéton, même pas une voiture. Pas un seul commerce, ni même un bar. Ah si, un bar, au milieu de nulle part confirmant que le quartier n’est pas totalement désert. Le propriétaire est sur le seuil, fumant une cigarette. Je jette un coup d’oeil à l’intérieur: personne. Je continue ainsi encore 5 bonnes minutes dans la même ambiance. Glauque. Heureusement j’avais Tryo dans les oreilles.
J’arrive enfin au niveau des premières péniches. Je trouve la quelques personnes faisant la queue. Peut être est ce que c’est là ? Non, le nom ne correspond pas. Je continu… Toujours pas, et j’arrive à une zone de travaux. Impossible de continuer. Une barrière m’empêche de continuer le long du quai. Il va falloir le contourner. Une personne vivant sur une des péniches me confirme que je suis dans la bonne direction, mais qu’il faut passer par le chantier pour rejoindre ma destination.
Etant dans une impasse je fais demi-tour, et je retrouve Aude et Nicolas. Nous essayons alors de trouver un passage. Un portail est ouvert, nous entrons dans le chantier. Celui ci forme un carré au centre du quel se trouvent deux routes formant une croix. Arrivant d’une des 4 branches nous empruntons celle qui nous semble aller dans la bonne direction. Pas de chance la sortie est vérouillée de se côté. Demi-tour, on essaye l’autre: même résultat. La soirée commence bien. Ne voulant pas tenter notre chance, nous préférons revenir sur nos pas afin de contourner le chantier. A l’endroit où nous étions rentrés nous rencontrons un groupe d’une demi-douzaine de jeunes. Visiblement ils vont au même endroit. Ca fait plaisir on est pas les seuls à ne pas savoir où c’est. Nicolas en bon fourbe qu’il est propose de ne rien leur dire. Nous les prévenons tout de même avec Aude. Erreur, ils sont bourrés. Ils ont l’alcool sympa c’est déjà ça. Mais ils sont quand même pénibles.
Nous contournons donc le chantier en empruntant le cours Charlemagne, on s’aperçoit par la même occasion qu’on aurait pu prendre le métro jusqu’à son terminus (Montrochet). Si jamais vous avez besoin, c’est d’ailleurs le nouvel endroit de travail des filles de joie. Glauque je disais ? Je tourne la tête à droite pour traverser une rue: Ah mais c’est pas le portail où on était resté bloqué tout à l’heure ? Sympa on aurait pu sauver une demi-heure…
Une fois la zone de chantier terminée nous tournons en direction des quai afin de rejoindre notre péniche. Un batiment se dresse devant nous. Tout neuf, superbement éclairé. Il s’agit des locaux du Progrès (et de TLM). Sympa.
Passé se batiment, on se retrouve de nouveau au milieu d’une zone de bâtiment en ruine dont il ne reste plus que les pylones de soutiens, le toit, et le sol du premier étage (par endroit). Nos amis bourrés se croient en Irak d’ailleurs. C’est un peu l’impression que ca donne en tous cas. Nous continuons encore un peu et finalement nous arrivons à la péniche. Nous rentrons.
Visiblement il n’y a pas foule. Tout au plus 25 personnes à l’heure où le concert commence. En même temps la péniche n’est pas bien grande, et puis ca s’explique très bien par la position de la péniche.
La première partie est assurée par le groupe “Monsieur Melon” composé de quatres personnes. Un contre-bassiste, une guitariste, un chanteur-guitariste, et un clarinettiste à bretelles rouges. Ils font du “rock festif”. La musique est entrainante, le clarinettiste est hallucinant de talent, la guitariste très mignone. Bref la soirée s’annonce pas mal. Il était temps, il est déjà 21heures. Le groupe joue et parle pendant près de 2 heures. Oui parle, parce que le chanteur parle beaucoup entre chaque chanson, généralement pour trouver une transition et expliquer d’où vient le nom d’une chanson. C’est sympa, parfois un peu tiré par les cheveux mais bon… Nicolas dit qu’il se la pête. Les gens sont arrivés entre temps, la salle est bien pleine maintenant.
A 23 heures (un peu moins), le concert s’arrête et monsieur melon quitte la scène pour laisser sa place à “la mine de rien”. Nous allons boire un verre, et je vais voir le chanteur du groupe pour lui demander si je peux avoir un numéro pour le recontacter (nous organisons un festival dans notre école). Il me donne carrément un cd et une plaquette de promo. Sympa !
23h15, la mine de rien commence sont concert, et mine de rien, bin ca poutre. C’est tout aussi festif, le chanteur a une voix plus agréable à écouter. la musique est sympa. Bref, c’est du bon. Gros contraste avec le monsieur Melon: le chanteur ne parle quasiment pas entre chaque chanson et se contente d’enchainer, ca change ! Malheureusement on doit partir tôt pour ne pas rater le dernier tram/métro. Histoire de ne pas traverser la moitié de Lyon à pieds. Du coup nous nous eclipsons au bout de quelques chansons, c’est dommage le groupe était vraiment bon… Je retournerais probablement les voir.
Bref, ce fut une bonne soirée, très sympa. Malgré les déboires pour trouver la péniche… (Organisation quentin? Mais non il était pas la…)